2017年9月10日

Deux concepts distincts du réel (le réel en tant que ce qui revient toujours à la même place et le réel en tant qu’impossible) et la structure tétradique essentielle dans l’enseignement de Lacan

Deux concepts distincts du réel (le réel en tant que ce qui revient toujours à la même place et le réel en tant qu’impossible) et la structure tétradique essentielle dans l’enseignement de Lacan


Luc S. Ogasawara


Dans la séance du 10 janvier 1978 du Séminaire XXV Le moment de conclure, Lacan dit ceci :

« Nous avons la suggéstion que le réel ne cesse pas de s’écrire. C’est bien par l’écriture que se produit le forçage [ entendons : Wiederholungszwang ]. Ça s’écrit, tout de même, le réel. Car il faut le dire : comment le réel apparaîtrait-il s’il ne s’écrivait pas ? ».

Cette proposition : « le réel ne cesse pas de s’écrire » est apparemment en contradiction avec la définition lacanienne du réel selon laquelle le réel est l’impossible (cf. Séminaire XVI), lequel impossible est ce qui ne cesse pas de ne pas s’écrire (cf. Séminaire XX).

Faut-il conclure de là qu’il y a dans l’enseignement de Lacan deux concepts distincts du réel ? Je crois que oui :

1) le réel en tant que ce qui ne cesse pas de s’écrire ;

2) le réel en tant que ce qui ne cesse pas de ne pas s’écrire.

Et ces deux concepts du réel, nous pouvons les retrouver, tous les deux, dans le premier paragraphe du premier écrit des Écrits de Lacan :

« Notre recherche nous a mené à ce point de reconnaître que l’automatisme de répétition (Wiederholungszwang) prend son principe dans ce que nous avons appelé l’insistance de la chaîne signifiante. Cette notion elle-même, nous l’avons dégagée comme corrélative de l’ex-sistence (soit : de la place excentrique) où il nous faut situer le sujet de l’inconscient » (Écrits, p.11).


Le réel en tant que ce qui ne cesse pas de ne pas s’écrire


D’abord, l’ex-sistence dans son écrit Réponse au commentaire de Jean Hyppolite sur la « Verneinung » de Freud, Lacan utilise le verbe « ek-sister » (Écrits, p.392) écrit de façon plus fidèle aux termes heideggériens d’« ek-sistieren » et d’« Ek-sistenz » est la localité (Ortschaft) topologique du Sein (être) que Heidegger barre avec une croix (cf. Zur Seinsfrage, Gesamtausgabe 9, p.411) :


Je crois que c’est à partir de ce Sein (Sein barré) que Lacan invente le mathème du sujet barré $ qui formalise le sujet en tant que son être est ontologiquement impossible puisque la localité de l’être et le lieu de l’étant sont séparés l’un de l’autre par la coupure ontologique que Heidegger appelle différence ontologique.

Ainsi, la localité ex-sistente de l’être (l’être barré) dans la terminologie lacanienne : le manque-à-être du sujet constitue le réel en tant qu’impossible, c’est-à-dire le réel en tant que ce qui ne cesse pas de ne pas s’écrire.

Ce quelque chose cette lettre qui ne cesse pas de ne pas s’écrire, qu’est-ce que c’est ? C’est le phallus du rapport sexuel qu’il n’y a pas.

Freud suppose qu’au bout du développement libidinal on devrait atteindre à la maturité du stade génital où se réaliserait la jouissance génitale sous le primat du phallus. La formule lacanienne du « il n’y a pas de rapport sexuel » veut dire qu’un tel phallus est impossible.

Quand Lacan écrit dans les formules de sexuation ($x) ØΦ(x[ il ex-siste x tel que non Φ(x) ] ou Ø($xØΦ(x[ il n’ex-siste pas x tel que non Φ(x) ], ce phallus ØΦ n’est pas une simple négation du Φ ‒ le phallus en tant qu’idéal du moi masculin ‒ de la formule ("x) Φ(x), mais le phallus ex-sistent et impossible du Père châtré et mort dès l’origine.

Je préfère formaliser ce phallus impossible par le mathème de φ barré : φ


Le réel en tant que ce qui ne cesse pas de ne pas s’écrire, c’est ce phallus impossible du rapport sexuel impossible.


Le réel en tant que ce qui ne cesse pas de s’écrire


Et puis, l’autre concept du réel, Lacan dit qu’il l’a trouvé dans les symptômes d’« automatisme de répétition » (Wiederholungszwang). C’est de ce réel qu’il s’agit quand Lacan formule que « ce qui n’est pas venu au jour du symbolique [ c’est-à-dire ce qui est forclos ] apparaît dans le réel » (Écrits, p.388) ou que « le réel est ce qui revient toujours à la même place » (cf. Séminaire III) ou, enfin, que « le réel ne cesse pas de s’écrire ». Ce réel qui relève non pas de l’impossible, mais du nécessaire, c’est le réel du symptôme de Wiederholungszwang.

Dans la psychanalyse, tout symptôme digne de ce nom est du réel ou « un bout de réel » comme Lacan le dit dans le Séminaire XXIII en tant que ce qui ne cesse pas de s’écrire dans son Wiederholungszwang.

C’est ainsi que Lacan dit par exemple :

« ce fait que quelque chose ne cesse pas de s’écrire entendez par là que ça se répète, que c’est toujours le même symptôme, que ça tombe toujours dans le même godant » (la séance du 19 février 1974, Séminaire XXI) ;

« De l’inconscient, tout Un en tant qu’il sustente le signifiant en quoi l’inconscient consiste , tout Un est susceptible de s’écrire d’une lettre. (...) c’est cela que le symptôme opère sauvagement. Ce qui ne cesse pas de s’écrire dans le symptôme relève de là. (...) L’important est la référence à l’écriture. La répétition du symptôme (...), c’est écriture » (la séance du 21 janvier 1975, Séminaire XXII) ;

« l’analysant ne connaît pas sa vérité, puisqu’il ne peut la dire. Ce que j’ai défini comme ne cessant pas de s’écrire , à savoir le sinthome, y est un obstacle » (la séance du 19 avril 1977, Séminaire XXIV).


Les deux réels et la structure tétradique du parlêtre


A partir de notre distinction explicite des deux concepts du réel, nous pouvons voir comment dans l’enseignement de Lacan la structure tétradique non pas la triadique du symbolique, de l’imaginaire et du réel est plus essentielle qu’en apparence, et comment surtout le quatrième terme S(Ⱥ) y est le plus fondamental et le plus crucial.

C’est dans le noeud borroméen à quatre que Lacan nous montre le plus clairement la distinction du réel en tant qu’ex-sistence et du réel en tant que symptôme :






Dans la topologie du cross-cap, le réel en tant qu’ex-sistence est représenté par la surface möbiusienne (rouge), tandis que le réel en tant que symptôme est représenté par le bord (vert) du trou du symbolique (jaune). La surface discoïde (bleu) représente l’ordre de l’imaginaire.


Dans le schéma R, ce que Lacan appelle « champ de la réalité » (Écrits, p.552) représente le réel en tant que symptôme, tandis que le réel en tant qu’ex-sistence se situe au point S qui est « le sujet dans sa réalité, comme telle forclose dans le système et n’entrant que sous le mode du mort dans le jeu des signifiants » (ibid., p.551). Ainsi, il s’agit là aussi de la structure tétradique du symbolique, de l’imaginaire, du réel et du symptôme.



Le schéma de l’aliénation représente la structure du discours de l’université. Le savoir S2 fait la surface discoïde (bleu), la vérité de l’être du sujet $ la surface möbiusienne (rouge), tandis que le Père S1 tué par ses fils S2 fait le trou (jaune) de la coupure et l’objet a le bord (vert) de la coupure.

C’est dans cette place du bord du trou que l’objet a est la « cause matérielle » (Écrits, p.875) du désir et qu’il est le « réel qui se présente en ceci qu’il revient toujours à la même place » (la séance du 1er juillet 1959, Séminaire VI).

Et ce que Lacan appelle « littoral » dans son écrit Lituraterre, c’est cette lettre qui ne cesse pas de s’écrire à la place du bord qui à la fois sépare l’un de l’autre et lie l’un à l’autre de façon borroméenne le lieu consistant de l’Autre et la localité ex-sistente de l’être du sujet.

Et enfin, quand Lacan dit dans la séance du 16 novembre 1976 du Séminaire XXIV qu’« un corps du symbolique, c’est lalangue », cette lalangue est ce qui fait le bord (vert) du trou du symbolique (jaune).


Qu’est-ce que le signifiant Un ?


Dans cette perspective, j’esseyerai de déchiffrer ce célèbre passage du Séminaire XX Encore où Lacan parle de l’« essaim de signifiants » (la séance du 26 juin 1973).

En écrivant ceci :

S1 (S1 (S1 (S1 ( S1 S2 ))))

Lacan dit que « vous pouvez en mettre ici autant que vous voudrez. C’est S1 [ essaim ] dont je parle. Le signifiant comme maître, à savoir en tant qu’il assure l’unité de cette copulation du sujet avec le savoir, c’est cela, le signifiant maître. (...) le signifiant Un n’est pas un signifiant quelconque. Il est l’ordre signifiant en tant qu’il s’instaure de l’enveloppement par où toute la chaîne subsiste ».

D’abord, il faut rejeter le préjugé selon lequel Lacan parlerait là du discours du maître :


Non, ce n’est pas du discours du maître, mais plutôt du discours de l’université en tant que structure de l’aliénation, qu’il s’agit là, comme le suggère cette expression : « l’unité de la copulation du sujet avec le savoir ». Cela désigne cette structure de « division entre le savoir et la vérité » (Écrits, p.856), laquelle vérité est la vérité de l’être du sujet $ :


Et cette division-là n’est pas une simple dissociation, mais le savoir S2 et le sujet $ sont aussi liés l’un à l’autre de façon borroméenne par l’intermédiaire du S1 et du petit a :


Ce qui permet le nouage borroméen entre le savoir S2 et le sujet $ est ce quatrième rond de ficelle quatrième après ceux du réel (rouge), du symbolique (jaune) et de l’imaginaire (bleu) qui correspond au bord de la coupure et qui est dans ce cas-là celui de l’objet a (vert).

L’expression : « l’enveloppement par où toute la chaîne subsiste » nous renvoie à ce passage de la Subversion du sujet où Lacan définit la fonction essentielle du S(Ⱥ) comme ceci :

« Pour nous, nous partirons de ce que le sigle S(Ⱥ) articule, d’être d’abord un signifiant. Notre définition du signifiant (il n’y en a pas d’autre) est : un signifiant, c’est ce qui représente le sujet pour un autre signifiant. Ce signifiant S(Ⱥ) sera donc le signifiant pour quoi tous les autres signifiants représentent le sujet : c’est dire que faute de ce signifiant S(Ⱥ), tous les autres ne représenteraient rien. Puisque rien n’est représenté que pour. Or la batterie des signifiants, en tant qu’elle est, étant par là même complète, ce signifiant S(Ⱥ) ne peut être qu’un trait qui se trace de son cercle sans pouvoir y être compté. Symbolisable par l’inhérence d’un ( − 1 ) à l’ensemble des signifiants. » (Écrits, p.819).


                l’ensemble des signifiants                                 le cross-cap en tant qu’asphère


Ainsi, « l’enveloppement par où toute la chaîne subsiste » désigne cette place du S(Ⱥ) qui est aussi le bord (vert) de la coupure ontologique :


Si Lacan dit dans ce passage de l’Encore que « le signifiant Un n’est pas un signifiant quelconque », ce « signifiant Un » est le S(Ⱥ) : le signifiant exceptionnel et fondamental pour la structure apophatico-ontologique du parlêtre.

Mais quand Lacan écrit un nombre indéfini de S1 qui se répète comme ceci :

S1 (S1 (S1 (S1 ( S1 S2 ))))

cette notion d’« essaim » nous suggère le Wiederholongszwang. La place où a lieu cette « insistance de la chaîne signifiante » (Écrits, p.11), c’est la place du S(Ⱥ), c’est-à-dire le bord (vert) du trou du symbolique (jaune). Et dans notre structure de l’aliénation, ce qui se répète à la place du S(Ⱥ), est l’objet a qui est le signifiant du symptôme.


Savoir faire avec le symptôme


Lacan formule que « savoir faire avec son symptôme, c’est la fin de l’analyse » (la séance du 16 novembre 1976, Séminaire XXIV).

C’est peut-être pour expliquer ce « savoir faire avec », que Lacan dit dans la séance du 10 janvier 1978 ceci :

« la fin de l’analyse, c’est quand on a deux fois tourné en rond [ autour du trou, selon son bord ], c’est-à-dire retrouvé ce dont on est prisonnier. [ Ou ] recommencer deux fois le tournage en rond, c’est pas certain que ce soit nécessaire. Il suffit qu’on voie ce dont on est captif. Et l’inconscient est la face de réel de ce dont on est empêtré. (...) L’analyse ne consiste pas à ce qu’on soit libéré de ses sinthomes (...). L’analyse consiste à ce qu’on sache pourquoi on en est empêtré (...). L’analyse consiste à se rendre compte de pourquoi on a ces sinthomes ».

Donc le « savoir faire avec le symptôme » (ou les sinthomes) consiste à se rendre compte de la raison de l’automatisme de répétition (Wiederholungszwang) pour pouvoir se dépêtrer de la contrainte (Zwang) qu’impose l’objet a qui se répète et qui ne cesse pas de s’écrire à la place du S(Ⱥ).

Quand Lacan dit dans la séance du 3 juin 1964 du Séminaire XI que « ce dont le sujet a à se libérer, c’est cet effet aphanisique du signifiant binaire », cela veut dire aussi qu la fin de l’analyse devrait consister à se libérer quand même Lacan dit là « se libérer » du Zwang de l’objet a qui se répète à la place du « signifiant binaire » qui est en fait la place du S(Ⱥ).

Pourquoi ces répétition et multiplication compulsives du petit a à la place du S(Ⱥ) ? C’est pour donner de la consistance au bord du trou du désir de l’Ⱥutre et pour maintenir sa consistance qui permettrait que le trou reste ouvert. Sinon nous ne pourrions pas souffrir l’angoisse devant ce trou béant de la mort qui serait toujours prêt à se fermer sur nous-mêmes en nous engloutissant.

La libération de la contrainte symptomatique se fait bien sûr par le moyen du discours de l’analyste où le petit a à la place du semblant peut être débarrassé par l’interprétation analytique.


A la fin de l’analyse, ce sera le désir de l’analyste $ à la place du S(Ⱥ) qui sait supporter l’angoisse de la mort. C’est bien sûr par notre propre analyse que nous atteignons à ce désir sublimé que Lacan appelle désir de l’analyste. C’est un aspect essentiel du « savoir faire avec le symptôme ».


Le logique pur et le S(Ⱥ)


Nous sommes amenés à reconnaître de plus en plus la place fondamentale et cruciale de ce que Lacan a formalisé avec le mathème S(Ⱥ) dans la structure tétradique du parlêtre.

Je dirai que le S(Ⱥ) le bord de la coupure ontologique, la place de l’autre ou de la jouissance dans les quatre discours et le quatrième rond dans le noeud borroméen à quatre est l’alpha et l’oméga de tout l’enseignement de Lacan : l’alpha puisque la coupure du S(Ⱥ) est « la coupure inaugurale » (Autres écrits, p.404) qui conditionne la possibilité de la structure du langage c’est-à-dire la structure apophatico-ontologique du parlêtre , et l’oméga puisque Lacan inscrit dans le S(Ⱥ) « le terme de l’analyse » (la séance du 16 juin 1966, le Séminaire XII).

Quand Lacan dit dans la quatrième page de la couverture de ses Écrits que « l’inconscient relève du logique pur, autrement dit du signifiant », ce « logique pur » est le S(Ⱥ) tel que nous avons vu sa fonction fondamentale et essentielle dans la structure du parlêtre.

Il est très probable que par ce « logique pur », Lacan pense à l’article de Heidegger Logos (Heraklit, Fragment 50) qu’il a traduit en français par lui-même en 1955.

Heidegger dit là que « Das Wort ὁ Λόγος nennt Jenes, das alles Anwesende ins Anwesen versammelt und darin vorliegen läßt » [ Le mot ὁ Λόγος nomme ce qui rassemble toute étant-présent dans l’être-présent et qui l’y laisse être présent ].

C’est le verbe « versammeln » [ rassembler ] qui attire là notre attention, puisqu’il désigne exactement la fonction du S(Ⱥ) qui forme l’ensemble des signifiants.

Le mathème S(Ⱥ) formalise bien le Λόγος héraclitien qui, en tant que bord de la coupure ontologique entre l’être et l’étant, est la condition de la possibilité de la structure apophatico-ontologique du parlêtre.

Ce qui est remarquable dans l’enseignement de Lacan, c’est qu’il n’a pas cessé de s’interroger sur ce qui donne de la consistance au bord de la coupure ontologique. La lettre en tant que trait unaire entaillé sur quelque chose de solide, ou lalangue en tant que matérialité vocale ex-sistente au sens nous avons de telles réponses que Lacan donne à ses propres interrogation sur la coupure ontologique fondamentale.



A Tokyo, le 18 juillet 2017

2017年9月4日

Radiophonie 読解 1 - 11



Radiophonie 読解










(10) 男と女


Radiophonie 読解 (11) 四つの言説

四つの言説





最後の問い VII において質問者は,Freud が『終わる分析と終わらない分析』のなかで「分析する」を「教育する」と「統治する」とともに不可能な仕事に数え入れていることに言及しつつ,言説における不可能の問題について問うています.

先に,Séminaire XVII 1970610日の講義の一節を,Jacques-Alain Miller によるテクストはかなり不正確ですので,Staferla 版から,引用します :

... c’est à se trouver défini comme l’impossible à démontrer le vrai dans le registre d’une articulation symbolique, que le réel se place. (...) si ce réel se définit comme l’impossible, c’est bien là ce qui est de nature à nous faire toucher du doigt quoi ? [ ceci que ] gouverner, éduquer, analyser et faire désirer pour compléter d’une définition ce qu’il en serait du discours de l’hystérique , ce sont en effet des opérations qui sont, à très proprement parler, impossibles, et c’est pour ça qu’elles sont là. 
実在が[トポロジックに解脱実存として]位置づけられるのは,徴在の構造の次元において真と証明することの不可能として定義されることによってである.それは,我々に以下のことを触知させる性質のことである:すなわち,統治する,教育する,分析する,そして hysterica の言説が如何なるものかをもうひとつの定義によって補完するなら 欲望させる,それらは,実際,非常に本来的に言って,不可能な営為である,ということ.そして,それがゆえに,それらの営為は存在するのである.

hysterica の言説においてかかわっているのが「欲望させる」(faire désirer) である,ということは,Radiophonie のなかではそのままの形で述べられてはいませんが,その代わりに,Lacan はこう言っています (Autres écrits, p.438) :

[性器段階の成熟という神話は]其れについて hysterica の言説が支配者を詰問するところのものである:「おまえが男かどうか,見せろ!」しかし,Freud が言うように,そこにおいて,事物表象 [ Φ ] はもはやその事物の欠如 [ φ の表象にほかならない.[Urvater のような]全能は存在しない.であるがゆえにこそ,全能は思考される.

ですから,「欲望させる」は,勃起を惹起するために支配者 S1 のなかに欲望を起こさせる,ということです.しかし,Urvater は解脱実存していないのですから,その全能の phallus を出現させることも不可能です.そもそも,それは不可能な phallus φ です.


ところで,Radiophonie のテクストの最後のページに掲げられている四つの言説の図には,左上の座から右上の座へ向かう直線矢印の上に impossibilité[不可能性]と書かれ,右下の座から左下の座へ向かう曲線矢印の下に impuissance[不能]と書かれています.

不能について,Lacan はこう言っています (Autres écrits, p.445) :

各言説の構造は,その生産[の座]と真理[の座]との常に同じ離接 [ disjonction ] として差異化されることによって,悦の障壁によって規定される不能を必要とする.


Séminaire XVII 1970311日の講義では,Lacan は,支配者の言説を例にとり,悦の障壁は $ a との間にある,と述べ,そして,「悦の障壁」と言う際の「悦」は「根本的に禁止された悦」のことである,と説明しています.

また,翌週,318日の講義では,分析家の言説を例にとり,こう言っています:


悦は,我々が父へ帰そうと欲するだろうものとしての支配者徴示素を,真理としての知から分離する.(...) 悦が為す[「性関係は無い」の]「無い」は,ここに存する すなわち,支配者徴示素 S1 として生産されるものと,真理として措定されるものとしての知 S2 が占有する場との間に.去勢が真言的に如何なるものかを述べることを可能にするもの,それは,このことである:すなわち,子どもにとってさえ,人々がそれについてどう思おうと,父は真理について何も知らない者である,ということ.


トポロジックに見ると,真理の座(穴:黄色)と生産の座(解脱実存:赤色)との間に位置するものは,実際には,四つの言説における右上の座に相当する切れ目のエッジ(悦:緑色)であることが,わかります.そのエッジは,解脱実存の在処(右下の座,赤色) つまり,天国だか来世だか異界だか,誰も知らないどこか に位置しているかもしれないと期待される何かが他の欲望 Ⱥ の穴(左下の座,黄色)を満たすという事態の実現を妨げ,Ⱥ 穴を口の開いたままに保ちます.つまり,解脱実存の在処に位置すると思念される何かが他の欲望 Ⱥ の座に位置するものを満足させることは,起こらない それが「不能」です.

Lacan (Autres écrits, pp.444-445) は,hysterica の言説について知 S2 の不能,支配者の言説については剰余悦 a の不能,大学の言説については主体 $ の不能を列挙しています.分析家の言説については,上に引用された1970318日の講義において,支配者 S1 の不能は「父は真理について何も知らない」と表現されています.

不能を条件づけているのは,先ほども見たように,切れ目のエッジの座(右上の座,緑色)に位置するものです.その意味において,それは不可能性の座です.

問い V に対する答えのなかで,Lacan はこう述べています:

影在的な不能を不可能へ転換すること その不可能は,ただ論理においてのみ基礎づけられることによって,実在であることがわかる (Autres écrits, p.439).

不能を不可能へ転換すること それは,精神分析の経過において為されるべきことです.欲望の穴を満たすことは可能であるはずだが,何らかの理由(例えば禁止,能力不足,不適格,等々)によりそうなるようにすることができない,と思い込む場合,我々は不能の状態に陥ります.不能には,何らかの行きづまり感や有罪感が伴います.それに対して,欲望の穴を満たすことは「性関係は無い」がゆえに不可能であり,phallus を代理する何らかの客体 a が欲望の穴を満たすことも不可能だ,と分析の経験において結論されるなら,我々は,不能に伴う行きづまり感や有罪感から解放され得ます.

支配者に言説における統治することの不可能性については,Lacan (Autres écrits, p.445) はこう言っています:

統治することの不可能性がその実在において把握されるのは,次のようにしてのみである:すなわち,悦欠如 [ manque à jouir : $ ] をその出発点[右上の座]に必要とする展開[hysterica の言説]の厳密さを退行的[支配者の言説から hysterica の言説への移行:四つの座に対する四つの項の時計方向 90° 回転]に作り上げることによって [ただし]それ[hysterica の言説]が悦欠如を終着点において[も]維持するならば.


実際,支配者の言説から hysterica の言説へ「退行的」に移行することによって,S1 は,左上の支配者の座から右上の不可能性の座へ移ります.そこにおいて,支配者徴示素 S1 は,支配者の言説において S2 が縁どっていた穴を塞ぎ得るものではない,ということが判明します.

続けて Lacan は,Radiophonie の最後の2ページ (Autres écrits, pp.445-446) でこう言っています:

逆に,分析家の言説は,大学の言説に対して進歩していることによって,実在を包囲することを大学の言説に可能にし得るだろう 分析家の言説における不可能性 [ $ ] が,実在の代理を果たしている ,すなわち,分析家の言説が,主体 [ $ ] が[解脱実存的在処に位置する]支配者 [ S1 ] の徴示素[の座]へ移行したこと[分析家の言説の式の右側を成す $ / S1 : 主体 $ が支配者 S1 を代理する徴示素となっている構造]を,剰余悦 [ a ] それは,既に,その真理を知 [ S2 ] において有している から発せられる問い[存在に関する問い]へ付そうとすることによって.
それは,構造の知を仮定することである ‒ 知は,分析家の言説においては,真理の座を有している. 
それは,如何なる疑いを以て,分析家の言説は,真理の座に提示されるものすべてを支えねばならないか,ということである. 
(...) 不可能をその塹壕において追い詰めることによってのみ,不能は,受動者[右上の座に位置するもの]を能動者[左上の座に位置するもの]へ移す力を得る. 
さように,不能は,[四つの言説の]転回おのおの ‒ 其の一歩を,構造は為さねばならない ‒ のたびに,現動的 [ en acte ] となる ‒ 勿論,不能が[不可能へ]様態を変えるように. 
さように,言語は,言語が悦について啓かすものを更新し,言語が束の間実現する幻想を出現させる.言語が実在に接近するのは,所言をして言説の思惑のなかに穴を穿つようにさせる言説に応じてでしかない. 
そのような言説は,現時点においては,そうたくさんは無い[つまり,事実上,分析の言説のみ].

四つの言説のうち,大学の言説に関しては,それが我々と我々の世界の基本的な存在論的構造であることを既に見てきました.大学の言説は,絶対知を装う知 S2 と存在の真理 $ との分裂に存する aliénation[異状]の構造をより精密に形式化しています.



それに対して,分析家の言説は,大学の言説において右上の座(緑色)に位置する症状の徴示素 a 書かれることをやめない反復強迫の症状の徴示素 a が,左上の座(水色)に位置する分析家へ転移されることによって,成立します.それによって,症状の徴示素 a は,仮象として,書かれることをやめることができるようになります.

そして,大学の言説において左下の座(赤色) 解脱実存的在処 に隠れていた存在の真理 $ は,右上の座(緑色) 存在論的切れ目ないし裂け目のエッジの座 へ成起 (Ereignis) します.それは,昇華された欲望としての分析家の欲望でもあります.分析者(精神分析の患者)は,分析の終結において,みづから分析家の欲望であることを引き受けることになります.


支配者の言説は,言うなれば Urvater の言説です.欲望 $ を完全に満足させることができ,性関係の悦を独占する者として,彼は,息子たち S2 を奴隷として支配します.そこにおいて,前性器的ないし非性器的な剰余悦 a は,秘匿性の座(赤色)へ ausstoßen[排し除ける] Lacan の用語では forclore[閉め出す] されます.


しかし,hysterica の言説において,欲望 $ は満足不能であり,それを満足させる Urvater S1 は不可能であることが,明らかになります.hysterica の精神分析は,万能なる Urvater への固着 Freud Penisneid[ペニス妬み]と呼んだもの から hysterica を解放することを目指します.

hysterica の言説において右下の座(赤色)に位置づけられた知 S2 は,排斥された記憶です.Freud hysterica において無意識として発見したものが,それです.

精神分析は,無意識的な知を「意識化」することに存するのではありません.Lacan も強調しているように,認識論は精神分析には無関係です.

精神分析の終結は,存在の真理 $ そのものの成起 (Ereignis) に存します.そして,それをみづから引き受けた者は,今度は,みづから分析家と成り,ほかの者たちが精神分析を経験するのに分析家の欲望として寄り添うことになります.


Radiophonie 読解 (10) 男と女

男と女


今,人間の sexuality (sexualité, Sexualität) について考える者は,単純な男女性別二元論にとどまることはできません.SOGI (sexual orientation and gender identity) の多様性を考慮しないわけには行きません.Lacan Séminaire XVIII (1971) において初めて提示した有名な公式 « La Femme n’existe pas »[女は現存しない]は,男女性別二元論の彼方において SOGI の多様性の問題を考えるための基礎を提供してくれます.

sexual orientation の問題は,Freud の用語で言えば,Objektwahl[客体選択]の問題に帰せられます.つまり,Triebbefriedigung[本能満足] すなわち,jouissance[悦] と客体 a との連関の問題です.

gender identity と呼ばれているものは,実は,社会学的問題ではなく,存在論的問題です.なぜなら,そこにおいては「男である」ことや「女である」こと等々は本質的には如何に規定され得るのかが問われるからです.つまり,精神分析においてかかわる性別は,原則的に性染色体によって規定される biological sex[生物学的性別]でも,文化や伝統において規定される sociological gender[社会学的性別]でもなく,而して,ontological sexuation[存在論的性別]です.

存在論的性別について論ずるために Lacan formules de sexuation[性別の公式]を以下のような形で提示するのは,1971-1972年の Séminaire XIX ...ou pire においてです.


ですから,1970年のテクスト Radiophonie においては,それらはまだできあがっていません.ただ,1960年に書かれた Remarque sur le rapport de Daniel Lagache[ダニエル・ラガシュの発表に関する論評](Écrits, p.683) のなかで,男の欲望の学素と女の欲望の学素が次のような単純な形で提示されています:

M :  Φ(a)

F :  Ⱥ(φ)

つまり,男の側では,phallus Φ と客体 a との関繋が,女の側では,他のなかの欠如 Ⱥ phallus φ との関繋が,問われています.

Radiophonie (Autres écrits, p.438) Lacan が男女について述べていることは,1960年の学素をそのまま踏まえていると思われます:

其れによっていわゆる性関係が支えられるところの悦は,ほかのあらゆる悦と同じく,剰余悦によって構造化されており,それゆえ,その関係においては,パートナーとは次のようにしか関われない : 1) vir[男]にとっては,パートナーを客体 a へ同一化することによって そのことは,しかるに,アダムの肋骨の神話 それが女性の同性愛の最も有名な書簡作家をかくも笑わせたのは,当然のことだ において明らかに示唆されている ; 2) virgo[女]にとっては,パートナーを phallus すなわち,その実なる機能とは逆に,腫脹の器官と想像された pénis 還元することによって. 
そこから,[Freud が精神分析の行き止まりを成すものとして提示した]ふたつの岩盤 : 1) 去勢という岩盤 そこにおいて徴示素「女」は privationphallus を奪われていること]として記入される ; 2) Penisneid[ペニス妬み]という岩盤 そこにおいて徴示素「男」は frustrationphallus を与えないこと]と感ぜられる.

男にとってはパートナーは客体 a へ同一化され,女にとってはパートナーは phallus へ還元される そのことは,Séminaire XX Encore 1973313日の講義において提示される図においても,同様に示されています:


存在論的性別についてより詳しく考えるために,性別の公式と否定存在論的トポロジーとを連関させてみましょう:


ただし,Lacan は,やや古い形式論理学の教科書における表記にしたがって,論理式の上に引かれる棒線を否定の記号としていますが,わたしは現在,形式論理学の教科書で標準的に用いられている否定の記号のひとつ Ø を使います.



図のように,大学の言説の構造のなかに男の性別の公式が配置され,hysterica の言説の構造のなかに女の性別の公式が配置されます.

Lacan が「父の関数」と規定する ØΦ(x) は,単なる Φ(x) の否定ではありません.論理式 ØΦ(x) を以て Lacan が思考しようとしているのは,不可能な性関係を実現するかもしれない不可能な phallus, 言い換えると phallus ex-sistent[解脱実存的なファロス],または,書かれないことをやめない phallus です.ØΦ(x) と書くことそのものが既に不可能であり,そう書くことは単なる反実仮定にすぎません.あるいは,reductio ad absurdum の過程の一部にすぎません.ØΦ(x) なる x は,Freud が『トーテムとタブー』のなかで提示する神話的な Urvater[源初の父]原始部族において,一族の女すべてを独占していたが,父の独裁に反抗した息子たちによって殺害された父 だけです.

また,普通の記号論理学においては « il existe »...が存在事象として現存する]を表す記号 は,性別の公式においては « il ex-siste »...が解脱実存的在処に解脱実存する]を表すものと解釈します.それは,性別の公式においては $x が付されるのは解脱実存的な phallus の式 ØΦ(x) にのみであることから,当然要請されることです.

既に指摘したように,ØΦ(x) なる x は神話的な Urvater だけです.そもそも,Urvater に関して ØΦ(x) と書くこと自体が不可能であり,そう書くことは反実仮定にすぎません.しかし,男たちにとっては,死せる Urvater は,抹消された存在 Sein の解脱実存的在処 [ la localité ex-sistente, die ek-sistente Ortschaft ] に解脱実存し続けています そう仮定することが,「男である」ことの規定性に属しています.いうなれば,男たちは,自分たちが殺した Urvater の亡霊にいつまでもつきまとわれ続けます.そして,その去勢の脅しに怯え続けます.

不可能な性関係を実現し得ていたのかもしれない Urvater の不可能な phallus ØΦ(x) に対して,その代理となるのが Φ(x) です.ØΦ が不可能な phallus  [ le phallus impossible et ex-sistent ] であるのに対して,それを代理する Φ は仮象的な phallus [ le semblant phallique ] である,と言えます.その仮象的な phallus は,父殺しの有罪感と去勢不安を覆い隠すのに役立ちます.それが,Freud Adler の表現を引用して männlicher Protest と呼ぶものです.

Φ(x) は,「男である」ことを規定する賓辞です.自我理想への同一化という観点において言うなら,それは,自我理想としての父(ないし,その徴示素としての phallus Φ)との同一化です.Freud 1921年の著作 Massenpsychologie und Ich-Analyse[大衆心理学と自我分析]の第 VII 章「同一化」のなかで論じている同一化の三類型のうちの第一のものです.

自我理想としての phallus Φ との同一化 形式的に言うなら,式 Φ(x) を満たすこと が「男である」を規定する:すなわち,それが,存在論的な「男である」です.

それは,生物学的な性別には左右されず,社会学的 gender のように社会生活のなかで獲得されるものでもありません.生物学的には女であっても,自我理想 Φ と同一化している者は,存在論的には男です.特に,lesbian たちの一部は存在論的には男であり,そして勿論,transgender men は,生物学的には女として生まれてきても,社会学的な gender の獲得以前に既に,存在論的には男です.

では,如何にして自我理想 Φ との同一化は起こり得るのか?つまり,如何にしてひとりの言語存在は存在論的に「男である」ことになるのか?この問いに答えるためには女の性別の公式を見ておく必要があるので,後ほど戻ってくることにしましょう.

自我理想 Φ との同一化として規定される賓辞 Φ(x) により,式 ("x) Φ(x) が措定され得ます.つまり,集合 M が定義され得ます :

M = { x | Φ(x) }

この M は,ひとつの集合として現存しています.存在論的な意味における「男」の集合です.

Φ(x) を満たすことが「男である」を規定する,ということを,我々は,集合 M の要素であることが「男である」を規定する,と言い換えることができます.

フランス語では,定冠詞を付された単数名詞は,特定の個体だけでなく,それと同種の諸個体すべてが成す集合をも表し得ます.ですから,「男の集合は現存する」を « l’homme existe » と言うことができます.「男」が集合的であることを強調するために,大文字で書いてもよいでしょう : « l’Homme existe ». 男の言説としての大学の言説の右上の座に位置するのは,正確に言えば,そのようなものとしての「男」,つまり,男の集合 M です.

« l’Homme existe » に対して,Lacan « La Femme n’existe pas » と言います.そのことにも,後ほど立ち戻りましょう.

男の言説としての大学の言説において,右上の座には客体 a が位置づけられています.それは,性的な文脈で言えば,男にとっての性的パートナーである女性の身体,ないしその部分(例えば乳房)です.

客体 a は,反復強迫の症状の徴示素であり,同時に,「もっと悦せよ!」という超自我の命令の声でもあります.そのような plus-de-jouir[剰余悦]としての客体 a こそが,Freud Sexualtrieb[性本能]と呼んだものの正体です.

« l’objet a est la cause matérielle du désir »[客体 a は欲望の質料因である]と Lacan が言うとき,それは,大学の言説の式の右側の部分 a / $ に関する公式である,と見なすことができます.


大学の言説の構造において,客体 a は,否定存在論的構造の要である存在論的切れ目のエッジの定存を成す質料的なものです.$ が位置する解脱実存的在処は,存在論的切れ目の効果です.その限りで,欲望である主体 $ は客体 a の効果である,逆に言えば,客体 a は主体 $ の原因である,と言うことができます.

また,存在論的切れ目のエッジである客体 a は,主体 $ が位置する抹消された存在 Sein の在処の解脱実存の質料的な支えである,と言うこともできます.

さて,hysterica の言説と,そこに配置される女の側の性別の公式を見てみましょう.


女の側の性別の公式においては,Ø($x) ØΦ(x), すなわち,Urvater の解脱実存的在処における解脱実存は否定されています.そもそも ØΦ(x) と書くことは不可能ですから,式 Ø($x) ØΦ(x) の措定はまったく正当です.

他方,Lacan は,「女である」ことを存在論的に論ずるために,apophatique[否定的]な命題 Ø("x) Φ(x) を持ち出します.「すべての者が Φ(x) であるわけではない」,つまり,「男の集合 M に属さない」こと.

なぜそのような否定命題を措定せざるを得ないのか?それは,「女である」ことを positif に規定し得る命題を書くことは不可能だからです.なぜそれは不可能か?なぜなら,「男である」が「自我理想 Φ との同一化」によって規定されるのに対して,女の側には男の側の Φ に対応する自我理想が無いからです.

「女である」を規定し得る命題を書くことは不可能ですから,女すべての集合も現存しません.その事態を Lacan « La Femme n’existe pas » と公式化します.この場合,La は,先ほども述べたように,同種のものの集合を表す定冠詞です.特に大文字の斜体で書かれるのは,否定されるのは femme[女]ではなく,その定冠詞であることを明示するためです.

初めて « La Femme n’existe pas » と公式化した Séminaire XVIII 1971217日の講義においては,Lacan は間接的なしかたでそれを導いています:

女すべてを悦する Urvater の神話が差し徴しているのは,「女すべて」は在らず,ということだ.女について「すべて」は無い.

もし仮に,女すべてを悦する Urvater phallus が不可能ではないならば,すなわち,もし仮に「性関係は無い」が否定されるならば,「Urvater x を悦する」または「x Urvater の全能なる phallus を悦する」ような x すべての集合を作ることができ,そして,その集合によって「女である」を規定することができます.しかし,実際には性関係は無いのであり,Urvater の全能なる phallus は不可能なのですから,「女である」ことを positif に規定することはできません.

以上のように,存在論的には,「女である」は「男である」の否定でしかあり得ません.ということは,「女である」の側には,「男にあらず」のあらゆる存在様態 つまり,存在論的「男である」以外のあらゆる SOGI の多様性 が位置づけられることになります.そこには「すべて」を形成し得る統一的な規定性が無いのですから,多様になって当然です.

hysterica の言説において左上の座に位置する主体 $ は,Urvater の全能なる phallus が不可能であること すなわち「性関係は無い」こと による不満足な欲望です.« La Femme n’existe pas » Urvater の不可能性とは,上に見たように,相互に関連しています.そして,前者は,後者を介して,欲望不満足と関連づけられます.

では,hysterica の言説において右上の座に位置する S1 は,どのようなものか? « La Femme n’existe pas » を初めて公式化した1971217日の講義において,Lacan は,Urvater を念頭に置きつつ,Don Juan についてこう言っています:

La Femme は現存する それは,女の夢である.そして,その夢に Don Juan は由来している.もし仮に,其の者にとって La Femme が現存するところの男が存在するとすれば,すばらしいことだろう.その欲望は,確かなものだろう.[しかし]それは女性による作り事だ.

さかのぼって,Séminaire X 1963327日の講義でも,Lacan はこう言っています:

Don Juan 幻想は,女性の幻想だ.(...) それは,女性における次のような願望である ‒ phallus を常に持っており,それを失い得ない男がひとりいる,という願望.幻想における Don Juan の立場がまさに包含していることは,彼から phallus を奪い得る女は誰もいない,ということである.

女性の幻想(女性が有する幻想,女性において見出される幻想)において不可能な Urvater を代理する Don Juan ‒ それが,hysterica の言説における S1 です.言い換えると,hysterica の言説における S1 は,不可能な phallus φ の代理としての phallus Φ です.すなわち,$ → S1 の関繋は,Freud の言う Penisneid[ペニス妬み]の形式化である,と解釈することができます.

さて,先ほど答えを保留していた問い 如何にして自我理想 Φ との同一化は起こり得るのか?如何にしてひとりの言語存在は存在論的に「男である」ことになるのか? について考えてみましょう.

Lacan も,その問いをそれとしてはっきり措定したことはない,と思われます.ただ,1958年の書 La signification du phallus の一節 (Écrits, p.693) に,答えのかすかな手がかりを読み取ることができるかもしれません:

母の欲望は phallus 在る [ le désir de la mère est le phallus ] なら,子は,その満足のために,phallus であろうと欲する.かくして,主体が,「[母の欲望が其れであるところの]phallus に対応し,主体が有し得る [ il peut avoir ] 実在的なもの」を他へ提示することによって満足することに,[欲望に内在的な]裂け目が既に反対することにおいて,欲望に内在的な裂け目が,他の欲望において経験されることによって,既に感ぜられる.そも,愛の求め 其れは,主体が phallus であることを欲するだろう にとっては,主体が有するものは,主体が有さぬものよりも価値があるわけではない.


hysterica の言説の式において,左側に母親,右側に子どもを位置づけることができます.生まれてきた子を母親が phallus Φ としての S1 の座に置くとき,子はそれを自我理想とし,それに同一化します.それによって,男の言説としての大学の言説の式の左側に身を置くことになります.つまり,存在論的に男になります.


或る子に関して「男である」を決定するのは,その子の母の Penisneid である,と言うことができます.

当然ながら,母親が子を Penisneid がかかわる客体の座に位置づけるか否かにとって,その子が生物学的に男であるか否かは,それなりに重要な因子です.しかし,絶対的に決定的であるわけではありません.生物学的には女の子であっても,その子が母親によって Penisneid の客体とされれば,存在論的には男の子になり得ます.

逆に,母親が子を Penisneid の客体にしなければ,その子は自我理想 Φ との同一化を免れることになります.つまり,存在論的に「男である」のではない者になります.その子が heterosexual cis-gender girl に成ることに影響し得るのは,その子にとって理想自我 [ das Ich-Ideal とは区別される das ideale Ich ] すなわち,Lacan が学素 i(a) で形式化するもの として機能するものですが,それは,男の子にとっての自我理想 Φ との同一化ほどには決定的ではないでしょう.

社会学的な gender の理論が基本的に妥当し得るのは,ですから,存在論的に「男である」のではない側に位置する者たちに対してです.存在論的な「男である」は,社会学的な gender よりもより根深い規定性であり,いくら gender studies によって「男である」を批判しても,それだけでは無効です.

男の自我理想 Φ との同一化に本当に揺さぶりをかけるためには,精神分析による必要があります.